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150 Dougga : « La ville est accrochée au rebord d?un coteau dont les pentes, comme retenues en paliers par de longues et minces lignes de falaises rocheuses, coulent sans hâte , dans une lumière d?aquarelle délavée, vers la plaine grasse dont elles commandent, à l?infini vers le sud, les lignes molles. Les ruines se superposent, en gradins de pierres grises, bleues et or, nettes, aux assises bien réglées de hauteur ; les profils dentelés de leurs dix monuments, temples, théâtre, bains publics, arcs de triomphe, de leur maisons de maître et hôtels particuliers, au long de rues à jamais dallées ou, aux abords des portes de la ville, les chariots laborieux ont sculpté d?immortelles ornières. » (Charles Saumagne, Dans la lumière des cités africaines, Encyclopédie d?outre mer) |
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