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Musée archéologique de Chimtou

Fiche Musée

Nom du musée :Musée archéologique de Chimtou
Gouvernorat : Jendouba
Adresse : Aïn Ksir 8100 Jendouba - Tél: 78.602.143
SITUATION : Prendre la route nationale 17 (Jendouba - Tabarka), puis prendre le croisement avec la route 59 (Bulla Regia - Thuburnica) ensuite près de 16 kms vers l’ouest en direction d’Ain Ksir on retrouve le musée en bas des collines de Djebel Chimtou.
Horaire d’ouverture :
- Du 1er Octobre au 31 Mars de 9H à 17H.
- Du 1er avril au 30 septembre de 9H à 18.30H.
- Jour de fermeture : le dimanche.
Collection : Archéologique, céramique, stèles, inscriptions, sculptures, éléments
architecturaux, divers produits en marbre…

Historique du musée :

Le musée archéologique de Chimtou se situe dans le gouvernorat de Jendouba, ville du Nord Ouest de la Tunisie. L’inauguration du musée a eu lieu le 25 /11/ 1997. Le musée est le résultat d’une coopération archéologique Tuniso-Allemande. Une équipe de chercheurs de L’Institut National d’Archéologie et d’Arts aujourd’hui l’Institut National du Patrimoine et de l’Institut Allemand de Rome ont participé aux fouilles et à l’installation du musée suivant des normes scientifiques et des techniques modernes.
Il s’agit d’un complexe muséographique juxtaposé à une ancienne marbrerie et au site antique où se dressent les vestiges de l’ancienne SIMITTHUS, ville célèbre par son Marbre Numidique.
C'est un musée de site, il expose l'histoire de SIMITTHUS et valorise le Patrimoine Archéologique, Ethnographique et ? Industriel ? de la Tunisie.

Historique de la ville de Chimtou :

Chimtou dont l’ancien nom était SIMITTU ou SIMITTHUS, nom d’origine sans doute numide, est attestée dès le Ve s av.J.C.. Elle occupe la partie Ouest de la vallée de Bagradas / la Medjerda et appartient à la région des grandes plaines (Béja ; Bou Salem ; Jendouba et Ghardimaou) qui représentait dans l’Antiquité le grenier de blé de Rome.

Sa situation géographique et son sol fertile l’avait mise sur des voies importantes du trafic commercial : du côté Ouest ,elle était sur la route antique reliant Carthage à Hippo Regius/Annaba ; du Nord au Sud, une route construite en 129 ap.J.C sous l’empereur Hadrien et passant par Sicca Veneria / le Kef, la relie au port méditerranéen de Tabraca/Tabarca à l’intérieur du pays. La route arrivait à l’entrée de SIMITTUS au niveau de la Medjerda , un pont permettait le passage à la ville, (ses ruines sont encore isibles dans l’oued) du Nord Est une route la reliait à la ville de Bulla Régia .


Cependant la célébrité de SIMITHUS revenait surtout à d’autres ressources naturelles, ce sont les carrières numides de marbre de Djebel Chimtou. La découverte de ce précieux marbre jaune et rose le Marmor Numidicum remonte à la deuxième moitié du IIe s. av.J.-C. lorsque le roi numide Micipsa (148-118 av.J.-C), successeur de Massinissa, fit construire sur le plus haut sommet de Djebel Chimtou un sanctuaire en marbre dédié à Bâal Hammon.
A partir de cette date, l’histoire de Chimtou est étroitement liée à la destinée de ses carrières de marbre.
Sous le règne de Micipsa, la montagne de "Djebel Chimtou" dont le marbre numidien est couleur or , fût exploitée et son exportation vers l’extérieur du pays commença à Rome est attestée dès l’année 78 av.J.-C.
En 46 av. J.-C à la constitution de l'Africa Nova, ces carrières numidiques passent à la possession de Rome, SIMITHUS sera une officina regia, une appellation qui demeura à l'usage jusqu'au IIe siècle ap. J.-C.
A l'époque de l'empereur Auguste (27 av. J.-C- 14 ap. J.-C) SIMITTHUS accéda au rang de Colonie sous le nom de Colonia Iulia Augusta Simitthensium. A cette époque, le marbre numidien extrait des carrières impériales servira à Rome dans l’ornementation de plusieurs monuments : le Panthéon, le Temple de la Concorde, le forum d’Auguste.
SIMITTHUS connut un essor économique fondé sur l’agriculture et l’industrie du marbre.
Au Ier et au IIème s. ap.J.-C l’évaluation du marbre de Chemtou parvint à son plus haut niveau.
Ce marbre couleur or était classé en tant qu’unique marbre polychrome de la méditerranée occidentale, dès le Ier s. av. J.-C, il était devenu un symbole de luxe dans les constructions romaines. Il fut exporté vers la Méditerranée Orientale ; à Grand, dans les Vosges et assurément dans plusieurs villes d’Afrique on a découvert des éléments architecturaux en marbre de Chimtou : à Carthage ; à Thacia /Bordj Messaoudi ; à Thubursicu Numidarum/ Khamissa/Constantine ; à Lepcis Magna/Lebda (tripolitaine) et à Césarée.
Une exploitation excessive de ce marbre rare a saccagé des massifs montagneux entiers.
Des inscriptions et des épitaphes provenant du site de SIMITTHUS dévoilent l’organisation et le contrôle bureautique des carrières impériales jusqu’à la période de Septime Sévère. Après cette date les documents épigraphiques sont presque absents. L’exploitation des carrières avait passé à des gérants privés, ils installèrent un atelier pour la fabrication en série d’ouvrages en marbre qui fonctionna jusqu’aux années 280 ap J.-C. Aux siècles suivants l’exploitation des carrières était minime, elle s’était poursuivie jusqu’à l’époque byzantine.
A la fin du XIXe s et au XXe s, les carrières furent exploitées de nouveau.
Le Djebel Chimtou est aujourd’hui presque en ruine, seul son sommet nous fait deviner son aspect initial. Son sommet qui était durant les âges le lieu sacré de toutes les religions. Au début, les Numides y ont construit leur temple dédié à Bâal, ensuite il fut transformé à l’époque romaine en un sanctuaire de Saturne, puis en église à l'époque chrétienne pour devenir, à l’époque contemporaine, un marabout « Sidi Bou Riffifa ».
Mais les ruines de SIMITTHUS restent importantes, elles couvrent une plaine qui s’étend du Djebel Chimtou à la Medjerda. Vers le musée on distingue, à droite, les vestiges de SIMITTHUS : une basilique chrétienne ; un amphithéâtre ; un théâtre ; un forum ; une nécropole numide (Ive. IIIe.s av.J.-C) ; des thermes…La découverte du site permet au visiteur de discerner le niveau de prospérité que cette ville avait pu atteindre.

Les fouilles :

Les premières explorations de ce site datent de la fin du 19e s. Aux recherches fortuites succèdent des fouilles qui , avec le temps, devinrent de plus en plus méthodiques. Parmi les fouilleurs de ce site, nous retrouvons A. L. Delattre ; Charles Tissot ; Jules Toutain ; Charles Saumagnes, R. Cagnat ; L. Poinssot ; G.M Whicher (1922)… (Vu l’importance du site la liste est encore longue). Ces fouilles ont fourni un bon nombre d’objets surtout épigraphiques.
En 1965, une coopération archéologique Tuniso-Allemande a impulsé de nouveau les recherches sur le site antique de Chemtou. Le premier accord fut signé en 1970 entre l’Institut d’ Archéologie et des Arts de Tunis et l’Institut Allemand de Rome. Ainsi, les fouilles ont été reprises par une équipe de chercheurs talentueux suivant un premier programme judicieux de Mr. Azedine Beschaouch et Mr. Friedrich Racob. Les travaux se sont poursuivis jusqu’en 1990 par les archéologues : Mustapha Khannoussi ; Christoph B. Rüger ; Z. Ben Abdallah ; M. Hartmann ; E. Laatar ; Mansour Ghaki ; H.G. Horn.. Un travail qui a été honoré par l’ouverture du musée au grand public en 1997.

Toutefois, SIMITTHUS cache encore une bonne partie de sa prodigieuse histoire !

Présentation du musée :

Le musée de Chemtou est bâti sur le terrain d’une ancienne marbrerie. Sa surface est d’environ 2000 m2, sa conception architecturale a été réalisée suivant des normes modernes valorisant au mieux un itinéraire didactique de visite.
Une éclatante lumière du jour se diffuse à travers le musée dotant la collection d’une émergence absolu dans leur espace offrant, ainsi , au visiteur une perception de l’environnement original de chaque œuvre à part.
Le musée est composé de quatre grandes salles communicantes par de larges couloirs en plus d’un espace ouvert. La visite débute du côté gauche de l’entrée, elle suit un circuit en boucle permettant une circulation commode entre les différents volets de chaque département : Géologie et Protohistoire de la région de Chimtou ; Marbre de Chimtou ; Chimtou : la Colonie de Simitthus.
La collection présentée au musée provient des fouilles réalisées sur le site de Chimtou ainsi que des sites proches.

Salle de Géologie et Protohistoire de la région de Chimtou :
C’est la salle de la Civilisation Numide : y sont exposés des : plans ; textes explicatifs et des œuvres développant les différentes étapes de l’histoire de la population de la Numidie dans la région de Chimtou.
La collection :

  • La géographie de la région de Chimtou
  • Les origines de la Tunisie, de Chimtou et la formation des différentes couches géologiques donnant le marbre de Chimtou
  • Rois Numides et Monnaies Numides
  • Les Modes Numides de l’agriculture à Chimtou : culture et élevage
  • La vie et la mort à Chimtou, mobiliers funéraires
  • Sculpture d’un Roi Numide : la stèle de grès schisteux vert (IIIe siècle av. J.-C.) présentant un cavalier Numide coiffé d'un diadème, probablement, un roi ou un chef numide.
  • Sculpture des dieux Numides de la région de Chimtou
  • Deux inscriptions Libyques (Borj Hellal, fin Ie.s av. J.-C)
  • Graphique d’une construction royale Numide
  • Image d’un portrait d’un Noble Numide

Espace ouvert :
En quittant la première salle, on traverse par une cour à ciel ouvert ayant la structure d’un petit théâtre (200 places) dont le mur est couvert d’une reconstitution, à l’échelle réelle, de la façade orientale du sanctuaire numide du Djebel Chimtou ; une terrasse permet au visiteur de contempler la colline sacrée ainsi que le site antique de Chimtou. Cet espace peut servir à des animations.
Salle du Marbre de Chimtou :
Il s’agit de la salle de l’histoire de l’extraction et de l’exploitation du Marbre de Chimtou : des reconstitutions, des spécimens de marbre ; outils et matériels utilisés dans les carrières de marbre ; céramique ; inscriptions ; des textes et des graphiques déployant l’histoire ainsi que les techniques d’exploitation du Marbre de Chimtou.


La collection :

  • Un fragment d’une colonne en marbre de Chimtou
  • Graphique du village Numide et des carrières impériales
  • Les différentes couleurs du Marbre de Chimtou : des spécimens
  • Les carrières impériales de l’Empire Romaine : des spécimens
  • L’administration des carrières de Chimtou
  • Les anciens dieux des carrières et de la ville de Chimtou
  • Graphique représentant des ouvriers des carrières : des prisonniers, des esclaves travaillant dans les carrières
  • Les techniques de l’extraction du marbre : les outils
  • Le transport du marbre
  • Des ouvrages en marbre de Chimtou
  • La production impériale du marbre

Salle de Chimtou : La Colonie Romaine
Dans cette salle toute l’histoire de la Colonie Romaine de Simitthus est représentée par des objets provenant du site de Simitthus accompagnés de textes explicatifs.


La collection :

  • Fragments de marbre (Bulla Régia ) : éléments architecturaux.
  • Simitthus ville de la Province Romaine : plan et carte.
  • Borne miliaire.
  • L’économie de Simitthus.
  • Sculpture : statue du Jeune de Chimto.
  • Mosaïque de Dionysos et les 4 saisons (IIe S. ap.J.C).
  • Plan du site de Simitthus
  • Linteau en marbre représentant Dionysos.
  • Statue de l’Empereu.
  • Sculptures de la région : des stèles funéraires.
  • Reconstitution de la Colline sacrée de Simitthus.
  • Sculptures de la région.
  • Les Bienfaiteurs de Simitthus.
  • Des épitaphes.
  • Le trésor de Chimtou : deux grandes photos montrent la découverte du trésor.

Salle d’Interprétation :
Dans cette salle le visiteur peut suivre une projection d’un film documentaire d’une durée de vingt minutes sur le site de Chimtou.