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Les  Projets en Préhistoire

Le projet de fouille annuelle dans  la rammadiya de Kef Ezzahi Nasr Allah, Kairouan) رمادية كاف الزاهي

Aouadi Nabiha && Lotfi Belhouchet (INP)

La rammadiya de Kef Ezzahi, située entre Nasr Allah et Faidh (Kairouan), a été repérée pour la première fois en 2009 par Hamza Hamdi (alors étudiant en archéologie à la Faculté des Lettres de Kairouan) lors des travaux d’aménagement d’une piste qui longe le Jebel dit Kef Ezzahi et qui mène vers le village dit « douar Kef Ezzahi). Elle a été partiellement endommagée par ces travaux notamment dans sa partie basale. L’intérêt de la rammadiya réside dans son excellent état de conservation. Depuis 2012, un projet de fouille annuelle a été lancé sur le site. Une première analyse très sommaire des objets archéologiques donne une faune mammalienne sauvage avec des rhinocéros, des équidés (forme asinienne), de restes d’aurochs, de bubales, de gazelles, de carnivores  et des fragments d’œuf d’autruche (dont une graine d’enfilage). L’industrie lithique est formée par une série appartenant au Capsien supérieur avec deux pointes de flèches en silex (silex de Gafsa). L’analyse stratigraphique fait ressortir deux unités principales : une unité supérieure « unité  1 » formée par les US 1, 2 3 et 4. Une unité inférieure « unité 2 » formée par les US 6, 7. Une unité 0 formée par l’US 5 (phase d’abandon) et un sol basal formé par l’US 8. Nous avons prévu de faire une série de datations au 14C sur des échantillons  différents provenant de deux principales phases d’occupation du site.

 

Oued el Akarit (Gabès) : Projet de Coopération entre l’Institut National du Patrimoine et le Département d’Archéologie à l’Université d’Oxford (entre 2012-2015)

Aouadi Nabiha, Lotfi Belhouchet, et Nick Barton (Oxford)

Le site est situé à environ 27 km au nord de la ville de Gabès, sur la rive droite de l’Oued el Akarit à quelques mètres à l’ouest du pont du chemin de fer. Plus précisément, il est situé à nord est de la source dite « Aïn Soltan ». Les coordonnées GPS du site sont : N 3410831 ; E 00998150 ; Alt = 6 m

La reprise des fouilles dans ce site vise à appliquer de nouvelles méthodes de datations (radioactivité, thephras et OSL), à définir les unités archéostratigraphiques du niveau appartenant au Paléolithique moyen, de retrouver le niveau dit « de Gobert » et d’essayer de localiser la provenance du silex noir utilisé dans le niveau définit par l’US8.  Le site de l’Oued el Akarit est complexe de part sa stratigraphique et la succession de plusieurs niveaux archéologiques appartenant au Paléolithique moyen en place. Une première analyse très sommaire des objets osseux montre la présence de restes de Ceratotherium mauritanicum, d’Equus mauritanicus, d’Equus sp. (forme asinienne), de Bovini, d’Antilopini et de bovidé de taille moyenne. Plusieurs éléments sont en connexion (colonne vertébrale en connexion anatomique de Ceratotherium) indiquant un dépeçage de l’animal sur place. Les individus sont soit d’âge adulte soit vieux. L’intérêt du site de l’Oued el Akarit réside dans l’excellente conservation des vestiges osseux, dans la richesse des niveaux archéologiques en industrie et restes fauniques. De plus c’est l’unique site en Tunisie où nous pouvons avoir une idée sur la faune d’un niveau atérien et donc qui permet de connaitre les modes de vie des hommes préhistoriques.  Nous pensons aussi que des objets osseux travaillés sont également présents.

Les derniers chasseurs-cueilleurs Holocènes et la transition néolithique en Tunisie (2012-2017) Projet de recherche conjoint : Institut National du Patrimoine de Tunis - Università di Bologna - Università la Sapienza di Roma

Sous la co-direction de Lotfi Belhouchet, Alfredo Coppa & Simone Mulazzani, Nabiha Aouadi Avec la participation financière de l’UMR 7041 du CNRS français (VEPMO) et du Ministero degli Affari Esteri italien

Le projet de recherche, mis en place et signé en 2012 entre l’Institut National du Patrimoine de Tunis, l’Université de Bologna et l’Université la Sapienza de Rome, est axé principalement sur la définition des composantes techno-économiques et des expressions identitaires des derniers chasseurs-cueilleurs épipaléolithiques nord africains et sur les dynamiques de néolithisation au Maghreb oriental. Il est orienté sur la définition du cadre chrono-culturel du Capsien sur la caractérisation du processus de néolithisation. Pour appréhender d’une façon globale ces deux points majeurs de la préhistoire récente nord-africaine, on s’appuiera principalement sur le renouvellement des données de terrain. Le même protocole d’acquisition et d’analyse que celui mis en œuvre pour la fouille de SHM-1 et basé sur la pluridisciplinarité est proposé. Il s’agit de reprendre l’étude de sites connus et anciennement fouillés par des sondages et des fouilles planimétriques conduites au moyen d’une approche stratigraphique. Des prospections extensives permettront également de cartographier les régions choisies et de disposer de sites inédits, tant capsiens que néolithiques, dont le potentiel informatif sera testé par des sondages et, le cas échéant, par la mise en place de fouilles programmées. L’établissement d’un cadre chrono-culturel des groupes épipaléolithiques et néolithiques du Maghreb oriental étant la finalité principale de ce projet, il se fondera sur le croisement, dans une optique pluridisciplinaire, de données provenant tant de la fouille que de l’analyse techno-économique des artefacts et des écofacts que, enfin, des données environnementales. Pour cela, les recherches de terrain deviennent nécessaires. Il s’agit d’une part de reprendre la fouille des principaux sites connus de la région de référence de Gafsa, en Tunisie méridionale, ce qui a été l’objectif de la campagne de fouilles 2012. Cela permettra, à moyen et long terme, d’acquérir un corpus de données inédit et solide sur les occupations capsiennes, permettant d’inférer la ou les fonctions des sites et l’organisation territoriale liée à la gestion des ressources alimentaires et des matières premières. L’établissement d’un cadre chronologique fiable des occupations et sa corrélation aux spécificités techniques des techno-complexes lithiques, la définition du Capsien typique et son évolution vers le Capsien supérieur entre le 8e et le 6e millénaire BC pourront ensuite être précisées. Ces résultats ont été atteints grâce aux datations et aux analyses effectuées au cours de ces derniers mois. Il s’agit également de déterminer le degré de mobilité des groupes et les réponses qu’ils ont apportés aux biotopes locaux et aux variations environnementales. Il est question enfin de comprendre les dynamiques de transformation ayant permis aux groupes de chasseurs-cueilleurs capsiens l’adoption d’une économie productive au cours du 6e et 5e millénaire BC, ainsi que la caractérisation des expressions locales du Néolithique. Ce dernier se développe uniquement selon le modèle pastoral mis en évidence ailleurs en Afrique du Nord (notamment en Libye et en Algérie), ou bien peut-on déceler des trajectoires différentes, avec des interactions plus complexes entre les groupes ? Pour fournir quelques premières réponses à ces derniers points, à une échelle locale et régionale, des interventions dans le village néolithique de Doukanet el Khoutifa (Makthar) sont prévues au cours des restants 5 ans de projet, et ce à partir de la campagne de fouilles qui s’est déroulée au cours des mois de septembre-octobre 2013.

Le protocole de fouille mis en place au cours de cette première campagne, qui vient d’être menée à Doukanet el Khoutifa (Siliana), a été adapté à la complexité sédimentaire de ce genre de gisements en plein air. Il a permis d’acquérir des premiers renseignements importants sur l’occupation de ce site au cours du Néolithique, sur l’organisation du village et sur la nécropole associée. L’ouverture de plusieurs sondages et l’analyse des coupes ont également permis d’obtenir des premiers éléments susceptibles de nous renseigner sur la formation sédimentaire et sur les effets sin- et post-dépositionnels que les dépôts ont subi. Les derniers niveaux d’occupation du site mis au jour ont restitué une série de restes structurels témoignant de l’aménagement du village au cours de phases finales de son occupation.

L’analyse des restes lithiques (L. Belhouchet & S. Mulazzani), ainsi que l’étude techno-fonctionnelle de l’industrie sur os et de la parure sur os (S. Mulazzani) et sur coquille d’œuf d’autruche (L. Belhouchet & S. Mulazzani), s’effectueront au cours des prochains mois. Ils s’ajouteront à l’analyse des restes fauniques (N. Aouadi), microfauniques (E. Stotzel) et malacologiques (I. Saafi), aux études sédimentaires et micro-morphologiques (W. Eddargach), isotopiques (M. E. Mannino) botaniques, carpologiques (J. Morales) et polliniques (V. Lebreton) prévues sur les restes issus de tous les sondages. Une série de datations au 14C seront effectués sur une palette d’échantillons différents provenant de toute la séquence sédimentaire (charbon de bois, ossements d’animaux et humains, grains, coquilles d’œuf d’autruche).


 

Mise à jour le Mardi, 17 Février 2015 12:40